L'ACTUALITÉ

Mohamed Mehdi Cherif, un étudiant tunisien visionnaire d’une réforme de l’éducation

Publié le : 21 Août 2017

 

A peine 19 ans, major de sa promotion à l’International School of Carthage (ISC), porte-parole de la fondation Wallah We Can, il vient de sortir un livre: « Réflexions d’un élève insoumis : Ma contribution à la réforme de l’Education », qui est un essai sur le système éducatif tunisien, ses failles et les solutions qu’il pense être utile d’y apporter.

 

Lui, c’est Mohamed Mehdi Cherif qui a été l’invité  à l’Expresso du lundi 21 août 2017 sur les ondes d’Express Fm pour parler de son livre et de sa vision quant aux réformes à apporter au système éducatif tunisien

 

Après avoir expliqué qu’il a dû prendre une année sabbatique pour pouvoir travailler sur son livre, il a indiqué que « c’est le résultat de 12 mois de travail et d’étude du système éducatif tunisien, mais aussi et surtout le produit de toutes les incroyables rencontres que j’ai pu faire cette année », a-t-il affirmé en substance avant d’ajouter que cette année blanche lui a permis de découvrir cette Tunisie forte, battante, engagée pour son futur et celui de sa jeunesse.

 

Et d’expliciter qu’il s’agit d’une analyse étalée sur 150 pages et divisée en 19 chapitres destinés à aider à réformer le système éducatif tunisien pour les futures générations.

 

Le jeune Mohamed Mehdi Cherif a été amené, ensuite, à évoquer certains chapitres où il procède dans chacun d’eux à un état des lieux avant de faire des propositions pour des remèdes pratiques. Ainsi, dans le chapitre II, l’invité estime qu’il faut impliquer la société civile en vue d’impulser les activités culturelles et artistiques dans la vie de l’Ecole.

 

Dans le chapitre VII, le jeune Cherif estime que le système d’excellence privilégie les titulaires des meilleures moyennes consacrant, à tort, les filières de la médecine et de l’ingénierie, ce qui fait répandre des préjugés voulant limiter la réussite, dans la vie en général, à ces deux branches. « Il faut supprimer les écoles-pilotes, selon moi, et opter pour une école unique », tranche t-il.

 

Dans le chapitre XIII, Mehdi Cherif critique l’approche privilégiant l’architecture voulant « parquer le maximum d’élèves dans le minimum d’espace ».

 

Le chapitre XVIII s’intéresse aux handicapés et autres élèves qu’il faut intégrer, selon l’avis de l’invité, à travers une normalisation dans les mêmes classes que les autres car dans l’état actuel des choses, le système ajoute à l’handicap physique celui social, ce qui a une influence négative sur cette catégorie d’élèves.

 

src: radioexpressfm