Boutbila, le parfum d’antan

Malgré les progrès technologiques importants en matière de réveil, Boutbila, cette horloge parlante et ambulante, purement tunisienne, refait surface chaque mois de Ramadan.

Ces « dinosaures » qu’on croyait en voie d’extinction ne lésinent pas sur leurs moyens ancestraux pour réveiller les jeûneurs de leur sommeil  et les annoncer qu’il est temps de prendre une dernière collation avant de devoir s’abstenir de boire et de manger et de pouvoir affronter la journée suivante du mois saint. Devenu figure indissociable du mois de Ramadan, Boutbila, ou l’homme au tambour, ne cache pourtant aucun mystère.
Accompagné de sa petite tombale, il évoque le parfum d’un temps perdu mais qui est resté ancré à jamais dans notre patrimoine tunisien. Avec leurs instruments jugés un peu anciens, ces réveilleurs particuliers apportent au mois saint une sonorité spéciale.
Ils font des sérénades justes avant les premières lueurs du jour, chassant ainsi les ténèbres de la nuit pour tirer les jeûneurs de leur sommeil et les annoncer qu’il est temps de prendre le S’hour.

Nedra Bouhaouel