Doc à Tunis 2010

 Tunis 01 Avril 2010, « Doc à Tunis », L'évènement culte de ce mois, le petit enfant prodige de Ness el Fenn !

Et justement doc à Tunis a choisi en ce premier avril et nous présenter un autre enfant prodige pour enguirlander la cérémonie d'ouverture.

Ainsi le bal commença ; un bal entassé et surpeuplé, avec la demi-heure habituelle de retards et les invités partis à la chasse des places vues que les leurs sont déjà prises.

Ceux qui n'ont pas réservé leurs billets on été demandés d'aller réserver au guichet, euh, oui qui était déjà fermé ! Le monde se bat pour sa place dans la salle, une projection de quelques publicités au grand écran et puis le monde se calme.

Une jolie dame en noir, toute élégante et souriante nous souhaite la bienvenue dans son grand micro, Madame Syhem bel khouja est fière d'être présente parmi ce monde pour cette 5ème édition de « Doc à Tunis ».

Une édition particulièrement spéciale puisque bénie par la présence de Mr. Slim TLETLI Ministre du Tourisme et Mr. Hatem Ben Salem Ministre de l'éducation.

Mr Med Raja Farhat, scénariste, membre de l'Institut International du Théâtre de la Méditerranée et ancien Directeur du Festival de Carthage profita largement de son mot et son micro pour nous parler de l'importance de l'art et l'art méditerranéen en particulier.

Enfin les choses sérieuses, Hichem Ben Ammar ex-étudiant aux Beaux-arts, enseignant en audiovisuel, directeur de festivals et critique de cinéma, expérimenté avec documentaires, parmi lesquels « Femmes dans un Monde de Foot », en 1998.

Et également l'auteur de deux recueils de poésie, nous présente avec tant de béatitude sa dernière création qui pour lui a été plus qu'une réalisation plus qu'une passion, une expérience personnelle qui la transformé lui-même et a changé sa vision.
 
 
Le film commence par une tortue et un enfant qui joue avec dans le jardin de la maison, suite à quoi on découvre "le fabuleux destin d'Anès" Un jeune père qui a eu une enfance difficile, euh, oui oui, la vedette c'était bien le père ! Qui lui vit son rêve à travers la planification de la vie de son jeune fils, et comme dit le père : j'ai programmé sa vie avant sa naissance et lui faisant écouter de la musique symphonique au violoncelle dans le ventre de sa mère.

Anès est un jeune enfant que son père compare a Maradona, un enfant favoris qui a eu un coup de chance lui permettant d'accéder à l'académie de violon la plus célèbre, la Yehundi Menuhin School grâce à laide bien précieux de personnes soucieuses et passionnées de la chère Tunisie et qui préfèrent garder l'anonymat. Un enfant qui ne sait pourtant pas a quel point il est chanceux, puisque le choix n'était pas le sienet qu'il était dans l'obligation de faire des efforts et de travailler trois à quatre heures par jour sans parler des jours fériés, pour faire plaisir à son père et lui réaliser son rêve d'enfance. Dans le documentaire le père compare son fils d'une façon très honnête à Isaac le fils du prophète Abraham, qui demanda à son fils un jour après un rêve de lui donner sa tête, à sacrifier ! Tu parles d'un rêve !

Le rêve d'un enfant qui a été, hum, ordinaire !

Comme sa génération dans le temps, son père n'avait pas les moyens d'en faire une star malheureusement, petit enfant grandit et devient un jour père qui a du succès et qui dit dans un documentaire dont il est le héros « je veux punir mes parents, parce que je n'ai pas eu ma chance »

L'enfant fut admi dans l'école à Londres, y passe un an et soudain, il parle à son père en anglais et puis il arrête d'appeler et de demander des nouvelles et même la visite de ses parents chez lui ne le réjouis pas autant que prévu.

Désormais, tout ce qui vient de Tunis ne le concerne plus, c'est un pays vulgaire et plein de désordre.

Mais au bon milieu de ce dernier, une chose bizarre se passe, la mère du fils une voilée au début du documentaire ne l'est plu au milieu de celui-ci, pendant que les personnes non alarmées se posaient des questions et se grattaient le tête d'autres qui s'y connaissent applaudissaient ..

Fin du film puis surprise de la soirée ; l'enfant prodige malgré lui sort nous faire un récital de violon, a vrai dire cette surprise était un coup de chance pour Syhem Bel khodja, le violon a semé de la magie dans tous les recoins du théâtre et c'était un début magnifique pour ce festival.

Ensuite, la famille documentée se présenta toute fière sur l'estrade, le père eut un mot bref pour parler de ses rêves puis on donna la parole au fils qui s'adressa au public en anglais et l'audience lui posa des questions, parmi lesquelles un enfant qui demanda ce qu'il faut faire pour être comme lui, ironiquement la réponse était « obéis à ton père!»

Hichem Ben Ammar fut félicité de son considérable effort puisque le film fut réalisé en autofinancement et aussi pour son flair de suivre cette histoire depuis longtemps.

Et pour finir on laissa une belle touche tunisienne à la fin de ce spectacle quelqu'un a eu l'ingénieuse idée de féliciter la mère d'avoir enlevé le voile un long débat qui était mal placé mais bien foutu pour foutre en l'air la magie de la cérémonie .

Un joli bouquin d'une soixante dizaine de pages fut distribué à la plupart des invités parmi lesquels il y avait aussi présent monsieur Nacer Sardi ,Rochdi Alouane ,Mme Monia Ouertani et beaucoup de jeunes artistes ..

« Un conte de faits » sera aussi après le festival le cinq avril au CinemafricArt .

« Doc à Tunis » continue jusqu'au 4 avril, et que le meilleur soit à venir !
 
Mary