La coopération technique, un choix national stratégique

L'intérêt du Président Zine El Abidine Ben Ali s'est porté, en conférant, mardi, avec M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, sur l'évolution de la coopération technique avec les pays frères et amis et les institutions régionales et Internationales.

 



Le chef de l'Etat a, notamment, recommandé d'œuvrer à optimiser l'exploitation des mécanismes disponibles et des opportunités offertes pour favoriser ce mode de coopération aux plans bilatéral et multilatéral, de manière à élargir les perspectives de recrutement des compétences tunisiennes dans plusieurs domaines et contribuer à conforter le rayonnement de notre pays.

A cet égard, la coopération technique constitue joue un rôle important dans la mise en œuvre de la politique de l'Etat dans ce domaine. C'est l'Agence Tunisienne de Coopération Technique (ATCT) qui assure ce rôle, en axant ses activités sur l'emploi des compétences tunisiennes à l'étranger et le développement de la coopération SUD-SUD.

Ainsi, en matière d'emploi des compétences tunisiennes, l'Agence a contribué depuis sa création en 1972, au recrutement de 30 mille Tunisiens à l'étranger dans plusieurs domaines notamment l'enseignement, la santé, l'agriculture, les activités pétrolières, l'informatique et les communications.

La Tunisie a réalisé en 2008 des records dans ce domaine avec le recrutement de 2068 coopérants dont 393 diplômés du supérieur dans les spécialités de l'enseignement universitaire, la médecine, l'informatique, l'ingénierie, soit 19 pc des recrutements contre 12 pc durant le 10ème plan du développement.

Le nombre des coopérants est estimé à 10 mille 803, dont 3197 femmes. Ces résultats auxquels est parvenue l'agence de coopération technique ont été réalisés grâce notamment à la confiance accordée par l'employeur étranger et sa volonté de tirer profit des compétences tunisiennes.

S'agissant de la coopération sud/sud, la Tunisie, considérée comme un pays pionnier, a adopté une politique de coopération au profit des pays en développement.

Grâce à son expérience réussie dans différents domaines de développement et sa capacité d'assumer ses engagements, la Tunisie est considérée comme un pays pionnier en matière de coopération sud/sud, une activité qui connaît une demande croissante de la part des pays arabes et africains.

Au cours de l'année 2008, des résultats probants ont été réalisés. Des sessions de formation ont été organisées dans ce cadre, outre des visites d'études au profit de 324 cadres arabes et africains opérant dans plusieurs domaines, dont les finances publics, la chirurgie, la gestion des eaux usées, la formation professionnelles (194 cadres en 2007, contre 159 en 2006).

Dix rencontres internationales et régionales ont, en outre, été organisées au profit de 208 cadres, en coopération avec plusieurs organismes dont, notamment la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Banque islamique de développement (BID) et l'Organisation Internationale de la francophonie (OIF).

Quelque 86 experts et conseillers, spécialistes dans les domaines de la santé reproductive, la métrologie, la gestion du système de qualité, opèrent dans différents pays arabes et africains (63 experts et conseillers en 2007, contre 51 en 2006).

 

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