Le Chef de l'Etat ouvre la conférence internationale de haut niveau sur l'économie du savoir

Lors de la  conférence internationale de haut niveau sous le thème : «Bâtir une économie fondée sur les savoirs et orientée vers la création d’emplois, la compétitivité et le développement équilibré», que notre pays abrite suite à l'initiative de l'Organisation Islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) a pris en organisant des assises, en collaboration avec la Banque Mondiale, le Président Zine El Abidine Ben Ali a présidé, aujourd'hui l'ouverture des travaux de cette conférence et il a prononcé, à cette occasion, une allocution dans laquelle il a réaffirmé que l'écart cognitif et numérique est un écart de développement bien plus que technologique et qu'il convient inévitablement à tous de s'insérer dans la révolution cognitive et numérique et de miser essentiellement sur les ressources humaines, mettant l'accent sur l'importance de la solidarité numérique entre les Etats.

 

 

Le Président de la République a souligné que la Tunisie a, très tôt, pris conscience de l'importance des technologies de l'information et de la communication et de la nécessité de les mettre à profit et s'est attachée, depuis le début des années quatre-vingt-dix du siècle dernier, à accorder davantage d'intérêt aux secteurs de l'éducation, de la formation, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologique, en s'employant à les réformer et à les développer et en leur consacrant le tiers du budget de l'Etat.

Dans le secteur de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologie, il a précisé que notre pays a accordé une attention particulière à la réalisation de l’évolution du système de diplômes, à la rénovation des contenus des études, à la diversification des spécialités et au développement de la formation pratique, des filières porteuses et du partenariat avec l’environnement.

Il a précisé aussi que suite à la stratégie de la concurrence dans les marchés mondiaux qui repose sur des industries, des produits et des services à haute valeur ajoutée, qui se distinguent par des conceptions novatrices et un savoir-faire intelligent émanant des créations des économies du savoir, nous avons focalisé notre action sur la mise à niveau de nos universités pour accueillir les nouvelles spécialités et évoluer en phase avec le développement de notre tissu économique, social et culturel, afin de créer des opportunités d’emploi répondant aux besoins du pays, en  renforçant aussi  le pourcentage de diplômés en ingénierie, dans la tranche d’âge de 20 à 29 ans, pour procurer à notre économie nationale de grande compétence et des travailleurs hautement qualifiés et la  mise en œuvre d’un plan à l’effet de créer un surcroît d’écoles d’ingénieurs au cours du prochain quinquennat, d’augmenter le nombre de leurs lauréats et de renforcer le côté pratique de leur formation, en partenariat avec le secteur de la production, en vue de faciliter leur insertion professionnelle.

 

 

Nous avons, également, élargi les domaines de coopération entre les écoles tunisiennes d'ingénieurs et les écoles d'ingénieurs les plus réputées à l'étranger, dans le but de garantir la qualité de la formation dispensée. Nous avons, de même, oeuvré à orienter les deux tiers des étudiants vers la formation appliquée et à créer des filières plus adaptées aux besoins du marché, fondées sur le partenariat entre les universitaires et les professionnels. Nous avons également axé notre attention sur les filières des secteurs porteurs tels que l'informatique, la communication, l'ingénierie, les arts et métiers, les études technologiques et médicales, ainsi que les langues appliquées.

Dans le cadre du programme présidentiel pour le précédent quinquennat (2004-2009), notre pays a pu porter à 50.000 le nombre des étudiants orientés vers les filières de l'informatique, des télécommunications et des multimédias et en généralisant l'enseignement de l'informatique et la culture de l'entreprise dans toutes les filières et toutes les spécialités et la création des cellules d'insertion professionnelle dans tous les établissements d'enseignement supérieur et mis en place des observatoires au sein des universités en vue d'assurer le suivi des diplômés et d'identifier les besoins du marché.

En revanche, dans le programme d'avenir pour le prochain quinquennat (2009-2014), il a souligné que nous sommes préoccupés de garantir la notion de qualité et de réaliser les normes et critères mondiaux dans notre système de formation et d'enseignement en insérant le secteur de l'enseignement supérieur dans le système de la qualité à travers lequel nous ciblons tous les secteurs et tous les établissements et nous avons relevé le nombre des diplômes mixtes entre nos institutions universitaires et leurs homologues des pays développés avec lesquelles nous avons conclu des conventions pour la supervision commune des thèses de doctorat.

Le Président de la République a affirmé aussi « Conscients de l’importance de la recherche scientifique et de l’innovation technologique dans la mise en place des économies du savoir, nous avons renforcé la proportion des dépenses allouées à la recherche-développement, pour la porter à 1,25% en 2009. Nous avons, également, décidé d’accroître, une fois de plus, le pourcentage du PIB alloué à la recherche scientifique et à la technologie, pour la porter de 1,25% actuellement, à 1,5% en 2014, l’objectif étant de consolider la compétitivité de notre pays à l’échelle internationale, d’autant que nous avons déjà mis en place maintes incitations au profit des entreprises économiques pour les encourager à promouvoir les recherches-développements, de manière directe ou en coopération avec les établissements publics spécialisés. »
La cérémonie s'est déroulée en présence du Premier ministre, du président de la Chambre des députés, du président de la Chambre des Conseillers, des membres du Bureau Politique du RCD, des membres du gouvernement, les secrétaires généraux des partis politiques, les présidents des organisations nationales, des corps constitués, des conseils consultatifs, les chefs des délégations participantes à la conférence ainsi que plusieurs personnalités nationales.


Cette conférence internationale de haut niveau, qui se poursuivra durant trois jours, se déroule avec la participation des ministres de l'Economie, de l'Emploi, des Finances, de l'Education, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des pays islamiques, ainsi que d'un aréopage d'experts, académiciens, hommes d'affaires et représentants des organisations internationales et régionales.