L’enseignement universitaire canadien expliqué aux Tunisiens

Le salon canadien de l’Education  se tient du 30 octobre au 1er novembre à  Tunis.  Ce salon qui en est à sa 9ème édition annuelle  a pour objectif de permettre la rencontre entre les étudiants tunisiens désireux d’Etudier au Canada et les représentants d’établissements d’enseignement supérieur canadiens.

Ce salon, le plus grand dans la région du Maghreb, associe  près de 23 représentants d’institutions d’enseignement supérieur canadiens, il devrait également attirer près de 3500 visiteurs. Le même salon se tiendra également pour une journée, le 3 novembre prochain, à  Sousse.

Des universités aussi prestigieuses que Polytechnique Montréal, Hec Montréal ou l’Université Laval ont délégué leurs représentants afin de fournir aux étudiants tunisiens toutes les informations utiles concernant le système d’enseignement universitaire canadien, le régime des études, la qualité de la vie académique mais surtout les étapes à suivre pour pouvoir s’inscrire dans une université ou un collège canadien.

Pays multiculturel, le Canada aspire à attirer de plus en plus d’étudiants étrangers, des candidats potentiels à l’immigration, particulièrement actifs dans le domaine de la recherche scientifique ou encore pour pourvoir aux emplois à haut niveau de compétence. Le Canada compte près de 160 000 étudiants étrangers dont plus de 2000 étudiants tunisiens. Ce chiffre reste approximatif du fait que les étudiants tunisiens qui obtiennent le statut d’immigrant ou la nationalité canadienne ne sont pas comptabilisés dans ce nombre.

Le Canada offre  un enseignement bilingue principalement anglophone et francophone dans les provinces du Québec essentiellement et dans une moindre mesure dans la province du New Brunswich toutes deux à l’Est du Canada. Il porte surtout sur les domaines de la recherche en biotechnologie, la biochimie, les nouvelles technologies, ou au niveau des études en affaires et finance.   

Il faut compter en moyenne 22 500 $ (27 000 TND) par étudiant et par année d’études, une somme qui reste hors de portée pour beaucoup de familles. Le gros des frais étant accaparé par les droits de scolarité qui peuvent  varier entre 14 000 et 21 000 dinars par an. On notera , par exemple, qu’il faut dépenser, selon l’ambassade du Canada à Tunis, près 1000 dinars par an pour l’achat des livres nécessaires aux études. Hormis les frais de scolarité qui sont assez conséquents, les responsables du salon soulignent que le Canada en matière de cout de la vie, de logement reste de loin bien plus accessible que nombre de pays européens et que les diplômes et le savoir-faire canadien et nord américain sont très valorisés à l’international.

Ils soulignent encore que depuis deux ans, la possibilité est donnée aux étudiants étrangers de travailler hors campus et donc de pouvoir subvenir financièrement à une partie de leurs besoins. Mieux encore, il est dorénavant possible à un étudiant étranger finissant d’obtenir un permis de travail post-diplôme de trois ans qui lui permettra de travailler au sein d’entreprises canadienne et donc de cumuler une expérience qui pourrait lui être fort profitable.
Ces nouvelles mesures prises par le gouvernement canadien et les provinces canadiennes  ont pour but de permettre une meilleure insertion des étudiants étrangers, de favoriser l’acquisition de connaissances et d’expérience pratiques sur le plan professionnel.
 
NB : Article publié sur www.africanmanager.com (lien original)