Malgré le nombre de demandeurs d’emploi: Des entreprises privées emploient « légalement » les retrai

Un diplôme reste une garantie non négligeable de s'insérer sur le marché du travail. Mais hélas, de nos jours ce n’est pas suffisant puisque  plusieurs entreprises privées lèvent la barre très haut face aux nouveaux diplômés en exigeant un nombre astronomique d’années d’expérience. En effet les entreprises privilégient les candidats ayant un grand nombre d'expériences au détriment des jeunes qu'il faut former et intégrer et ce malgré les subventions offertes par l’Etat.

L’emploi des retraités, un phénomène interdit depuis des années déjà par la loi, devient la passerelle de certaines entreprises privées. Dans ce contexte, l'objectif de la loi est clairement de limiter des pratiques contestables qui favorisent l’embauche des retraités en mentionnant dans le deuxième article de la loi n°8 du  6 mars 1987  qu’on ne peut en aucun cas avoir droit à une pension de retraite et un salaire fixe en même temps … Or l’article n°4 de cette même loi a prévu, à ce principe, certains cas d'exception spécifiques qui concernent  les détenteurs de projets et les dirigeants des entreprises en qualité d’associés. Certaines entreprises ont, par conséquent, tiré profit de cette exception en gardant leurs employés à l’âge de la retraite mais bien sûr après les avoir aidés à lancer leurs soi-disant projets et tenir les déclarations d'existence auprès de l'administration fiscale (ce qu'on appelle la patente), pour que tout soit en règle devant la loi!
Ces pratiques qui violent implicitement la loi touchent de nombreux secteurs tels que les services, l’agriculture, les finances, le marketing…etc.

 Il convient d'observer d’un autre côté que les mesures ou sanctions prévues par la loi du 6 mars 1987 ne dépassent pas l’arrêt immédiat de la pension de retraite, le remboursement des pensions payées pendant la durée d’entrée en service avec la société et le payement d’une amende de 1500dt…Mais malgré ces mesures, les entreprises peuvent trouver une issue grâce à l’article n°4  et  échapper ainsi aux sanctions.

La plupart des observateurs de ce secteur considèrent que l’amendement de ladite loi semble être la seule solution pour dissiper l’équivoque et donner ainsi plus de chance aux nouveaux diplômés d’intégrer rapidement le marché du travail.

Nedra Bouhaouel