Un étudiant Tunisien de Saint-Quentin a fait le choix de s’évaporer dans la nature

 

 

En stage dans une entreprise de mécanique, un étudiant en IUT l’a quittée mercredi 7 mai et n’a plus donné signe de vie depuis. Les autorités sont avisées.

 

Âgé de 22 ans, il est tout à fait libre de ses mouvements. Mais son attitude surprend son entourage qui s’est inquiété et a ressenti le besoin de prévenir les autorités. En deuxième année de DUT « génie-mécanique-productique » à l’Institut universitaire de technologie (IUT), rue d’Ostende à Saint-Quentin, Ali suivait un stage de fin d’études depuis le 22 avril au sein de la Société des ateliers de constructions mécaniques basée à Holnon. Un stage censé durer jusqu’au 27 juin et qui doit compter pour l’obtention de son diplôme.


« C’est un garçon discret qui est au bureau d’études », rapporte Laurent Gobeaux, le directeur commercial de la Sacmo. Mercredi 7 mai, l’étudiant a quitté prématurément son poste. Il s’est absenté une bonne heure et est revenu une vingtaine de minutes à Holnon, avant de repartir. Depuis ce jour, l’entreprise, sa famille, son maître de stage et l’IUT, n’ont obtenu aucune nouvelle de lui. Avant de quitter Saint-Quentin, il aurait retiré une belle somme d’argent, selon certaines sources.


Lors de la cérémonie patriotique du 8-Mai, le commandant de police Chargelaigre a été accosté par la famille d’origine tunisienne de l’étudiant, domiciliée à Saint-Quentin. Inquiète, elle a été reçue au commissariat. Une fiche pour « disparition » a été ouverte et les policiers ont diligenté une enquête suivie d’ailleurs par le substitut du procureur de la République. La voiture de l’étudiant a été localisée sur le parking de la gare et le jeune homme a, semble-t-il, pris le train pour Lille. « Où il compte des amis étudiants et où son téléphone portable a été localisé. Il est majeur et il n’a commis aucun délit, précise lundi 12 mai le commandant de police. C’est un garçon musulman mais non pratiquant. Surtout cette histoire n’a rien à voir avec celles qu’on entend parfois sur le djihad. » Sa famille, son établissement et l’entreprise aimeraient bien quelques nouvelles rassurantes.

 

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